À la rencontre des hommes et des femmes de RTE

Chaque jour, des femmes et des hommes veillent à la qualité du réseau à haute et très haute tension

Pour comprendre

Entretenir, adapter et faire évoluer le réseau pour répondre aux enjeux de demain, assurer le bon fonctionnement des lignes à haute et très haute tension ou aiguiller les flux électriques… chaque jour, 8 500 experts, aux métiers très différents et complémentaires, mettent l’intelligence électrique au service de nos clients et de la collectivité. Découvrez les coulisses du réseau au travers de leurs métiers.

Dessiner et cartographier le réseau à haute et très haute tension

Lignes aériennes ou souterraines, postes électriques, liaisons transfrontalières ou transformateurs, nous avons besoin de localiser très précisément nos infrastructures. Les cartographes de RTE ont pour rôle de relever ces données géographiques. Ils travaillent très régulièrement avec l’Institut géographique national (IGN), le Muséum national d’histoire naturelle et les Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL). Ils utilisent aussi les données statistiques de l’INSEE pour avoir une vision réelle de l’occupation du sol… Pour compléter ce travail de recensement, des topographes établissent des relevés précis sur le terrain. Une base de données est ainsi créée en croisant toutes ces informations. Lorsque RTE est amené à développer un nouveau projet d’infrastructure, ses ingénieurs consultent cette base pour déterminer les zones où il aura le moins d’impact environnemental. Ces données viennent aussi en appui de la maintenance des ouvrages ou de la surveillance des infrastructures.

Préserver les attentes de chacun grâce à la concertation

Parce que les lignes électriques peuvent être installées sur des propriétés agricoles, traverser des communes, croiser des autoroutes, des canaux ou des voies ferrées, nous devons proposer des solutions acceptables par tous. C’est le rôle du concertant. Institutions locales, collectivités, riverains, associations, agriculteurs ou éleveurs, concessionnaires d’autres réseaux (eau, gaz, télécoms) ou gestionnaires d’infrastructures (voies ferrées, voies navigables, autoroutes…) sont autant d’interlocuteurs avec lesquels il faut établir une relation de confiance pour comprendre leurs enjeux. Le concertant est là pour aider à déterminer les solutions les plus satisfaisantes, pour expliquer la valeur ajoutée d’un projet, et montrer en quoi il répond aux besoins des territoires. Qu’il s’agisse d’accompagner le développement économique régional, de raccorder au réseau de transport de nouveaux producteurs d’électricité ou de renforcer la sécurité d’alimentation électrique de la région ou du pays, la concertation est un travail indispensable pour une meilleure insertion du réseau électrique dans l’économie et l’environnement local.

Surveiller, réparer, entretenir : des interventions de haut vol

Chaque jour, ils sont près de 500 hommes de terrain à entretenir, à rénover et à réparer les câbles électriques et les pylônes sur plus de 105 000 km. On les appelle les lignards. Perchés à plusieurs dizaines de mètres, ils sont les garants de la performance du réseau.

À leurs côtés : des hélicoptères ! Ils survolent régulièrement les lignes aériennes pour détecter d’éventuels défauts, effectuer des réparations ou participer à la construction de nouvelles lignes. Près de 800 heures par an, les pilotes accompagnent le travail des autres techniciens de RTE sur le terrain. Lors des opérations de travaux, ils amènent des charges lourdes au plus près des chantiers qui sont souvent difficiles d’accès. Certains lignards sont spécialement formés aux travaux sous-tension, ils sont dans ce cas hélitreuillés pour mener des actions de maintenance. De fait, le pilotage de ces hélicoptères est très spécifique : vitesse lente, vol à basse altitude et à proximité des lignes électriques.

Les lignards ne sont pas les seuls à grimper en haut des pylônes. Pour maintenir les structures métalliques en bon état et prolonger leur durée de vie, leur revêtement doit être entretenu. C’est là que le peintre de pylône intervient. Il allie la maîtrise du geste technique au respect de règles spécifiques en matière de sécurité et d’environnement. À la fin du chantier, tous les produits utilisés ou usagés sont récupérés. RTE a signé une convention avec le Groupement des Entrepreneurs de Peinture Industrielle (GEPI) pour encourager toutes les pratiques respectueuses de l’environnement et de la sécurité des professionnels.

Garder l’œil sur le réseau souterrain

Ce n’est pas parce qu’on ne les voit pas, qu’elles ne requièrent pas d’attention. Les 5 000 km de liaisons souterraines sont régulièrement surveillées par les techniciens du réseau de transport d’électricité. À 80 % implantées en zone urbaine, elles font l’objet d’une surveillance particulière pour vérifier qu’elles sont en état de fonctionnement. En effet, un nouveau réseau de gaz ou d’eau peut avoir été installé dans le sous-sol de la ville. Le rôle des techniciens du transport de l’électricité est alors de vérifier la proximité de ce réseau avec le câble électrique souterrain et les impacts éventuels. En souterrain, toute nouvelle installation doit passer a minima, à 40 cm à côté du câble électrique existant et à 20 cm au-dessus. La vigilance des techniciens permet de prévenir les maux car une avarie sur le réseau souterrain 63 000 volts requiert en moyenne une semaine de travail, contre une journée sur le réseau aérien !

Aiguiller les flux d’électricité 24 h/24, 7 j/7

Parce que l’électricité se stocke difficilement, les dispatchers doivent s’assurer en permanence que le réseau de transport est capable d’équilibrer la production et la consommation d’électricité en temps réel. Au total, ils sont plus de 200 aiguilleurs de l’électricité à se relayer 24 h/24 et 7 j/7 pour surveiller et exploiter le réseau électrique français à haute et très haute tension. Pour conduire et exploiter le réseau, les dispatchers croisent plus de 40 000 informations par seconde : prévisions de consommation et de production d’électricité, identification des lignes mises hors service pour cause de maintenance…
En cas d’aléas sur le réseau, les dispatchers doivent prendre la meilleure décision possible et la mettre en œuvre aussitôt pour assurer la continuité d’approvisionnement électrique.

Imaginer aujourd’hui le réseau de demain

Dans 30 ans, le réseau de transport d’électricité français répondra-t-il aux attentes de notre société ? Aura-t-il évolué aussi vite que nos besoins ? Comment y intégrer de nouvelles énergies ? Les ingénieurs du réseau réalisent des études prévisionnelles à 3, 10 ou 30 ans pour anticiper à court et à plus long terme, l’évolution du réseau. Ils proposent des solutions techniques et économiques pour que le réseau de transport garantisse, dans la durée, la qualité de l’alimentation électrique des Français. À partir de ces propositions, les investissements sont arbitrés par RTE, environ 5,6 Mds€ sont prévus entre 2013 et 2016. Puis, les projets sont présentés aux services de l’État et aux publics concernés (associations, riverains, collectivités…). Ces projets seront examinés, affinés et détaillés dans le cadre de concertations avec les parties prenantes. Tous les ans, RTE présente les principales infrastructures qu’il envisage de mettre en service dans les 10 ans, dans le Schéma décennal de développement du réseau. Pour la première fois en 2014, une étude indépendante a été réalisée pour étudier l’impact environnemental des projets d’infrastructures de réseau.

On les appelait les « hommes des bois » !

Hier « hommes des bois », ils sont aujourd’hui « agents d’environnement ». Leur métier : gérer l’environnement paysager des lignes électriques pour garantir la qualité et la sécurité du réseau électrique, tout en respectant la végétation.

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