Un acteur engagé dans la biodiversité

Créer des corridors respectueux de la végétation, des habitants et des espèces

Pour comprendre

Difficile quand on doit traverser tout le pays avec des lignes à haute tension de passer inaperçu, d’éviter les zones agricoles ou de contourner les forêts. Pourtant, les emprises de nos lignes électriques peuvent être bénéfiques à la biodiversité, parce qu’elles forment des corridors où se développe une autre biodiversité : celle des milieux ouverts. C’est aussi pour l’encourager que nous travaillons main dans la main avec les élus, les acteurs du monde rural, les chasseurs, les associations de protection de la nature, les parcs naturels régionaux, les conservatoires d’espaces naturels, les réserves naturelles, les scientifiques…

Ainsi, tout au long de nos 105 000 km de lignes notre objectif est de protéger voire favoriser la biodiversité. D’autant qu’il s’agit d’un enjeu local au service de l’intérêt général, ce qui s’accorde parfaitement avec notre mission de service public. Notre engagement à ne pas étendre le kilométrage de lignes aériennes et à privilégier des liaisons souterraines, dès que cette solution est possible, contribue également à cet objectif.

Notre engagement en faveur de la biodiversité passe tout d’abord par des partenariats avec des gestionnaires des territoires afin d’aménager des espaces favorables à la biodiversité sous nos lignes. Lorsqu’un projet se concrétise, nous signons une convention avec les propriétaires des terrains que nous traversons et des experts de la biodiversité. Un suivi scientifique de l’efficacité de l’aménagement est mis en place. Ces aménagements sont un des axes d’engagement de RTE à la Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB), engagement reconnu en 2012.

RTE soutient également le plan Écophyto 2018 porté par l’État qui vise à réduire de moitié les pesticides chimiques d’ici à 2018. Comme tout propriétaire de bâtiments, RTE est effectivement concerné par le désherbage des 1 200 hectares occupés par ses postes électriques.

Focus sur quelques actions locales :

  • surélévation de pylônes pour éviter d’élaguer ou d’arracher des noyers dans la Drôme,
  • installation de ruches sur des friches jouxtant des postes électriques en Alsace,
  • restauration de tourbières et landes dans les Ardennes dans le cadre du programme européen LIFE ELIA-RTE
  • création de refuges pour la faune sauvage sous les pylônes en Île-de-France,
  • partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) pour réaliser des inventaires floristiques sous 330 km de lignes électriques franciliennes,
  • adaptation du calendrier de travaux pour respecter la nidification des rapaces,
  • installation de corbeilles métalliques pour accueillir les nids des cigognes en Alsace et de nids artificiels pour les balbuzards dans le Loiret,
  • installation de spirales de couleur sur les câbles dans les corridors de migration pour éviter que les oiseaux ne percutent les lignes.

 

Les points clés

  1. 1

    Création de liaisons souterraines lorsque c’est possible

  2. 2

    Des partenariats tripartites avec les propriétaires des terrains et des experts de la nature

  3. 3

    Un impact positif sur la biodiversité par la création d’espaces ouverts, propices au retour de certaines espèces

  4. 4

    Un engagement à rechercher des méthodes pour réduire l’usage des désherbants chimiques

Vidéo

RTE dans la stratégie nationale pour la biodiversité

Points clés

  • 648 ha

    Ce sont les surfaces cumulées d’espaces qui ont été aménagés par RTE pour favoriser la biodiversité avec l’accord des propriétaires des terrains et l’appui des gestionnaires des territoires, spécialistes de la biodiversité.

Schéma

CORRIDORS DE BIODIVERSITÉ SOUS LES LIGNES

Sous les lignes, une distance de sécurité doit être appliquée entre les arbres et les câbles électriques. Ces espaces «ouverts» deviennent alors de véritables corridors de biodiversité. On y a retrouvé en Île-de-France 1/3 de la biodiversité de la région (500 espèces dont 70 d’intérêt patrimonial, 7 espèces protégées à l’échelon régional, 1 à l’échelon national). Une espèce, le Polygala chevelu, y a même été retrouvée alors qu’elle était considérée comme disparue depuis 1960. 

Ces couloirs se composent :

o d’un ourlet herbeux à l’aplomb de la ligne, 

o d’un cordon de buissons de 10 m de haut maximum, 

o puis d’un manteau arboré étagé à 18 puis 25 m. 

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