Nos habitudes de consommation

Particuliers, industrie, services, à chacun ses besoins, à chacun sa consommation électrique

Pour comprendre

Équipement électroménager, essor du chauffage électrique, forte demande des industries, développement des infrastructures (chemin de fer, éclairage routier et urbain…), développement des activités de services et de l’informatique, la consommation électrique française a régulièrement augmenté depuis 1950 pour se stabiliser ces dernières années. 
 
Notre consommation électrique reflète directement les évolutions de l’activité économique. Ainsi, quand l’activité baisse, le besoin d’électricité des industriels et du secteur tertiaire baisse aussi. La consommation d’électricité résidentielle est, en revanche, moins directement dépendante de l’évolution de l’activité. Un contexte économique dégradé peut avoir un impact sur le comportement des ménages, mais il reste limité. 
 
À l’instar des évolutions constatées en France, la demande électrique en Europe de l’Ouest affiche une baisse relative : moins 0,4% entre 2014 et 2015. Cette stagnation s’inscrit dans la continuité d’un ralentissement de la croissance de la demande. Elle est due à une croissance économique bien moins vigoureuse que dans les décennies précédentes et à une amélioration continue de l’efficacité énergétique.
 
Caractéristique française, le chauffage électrique reste la part la plus importante de la consommation électrique des ménages. Dans le secteur du tertiaire la consommation électrique des bâtiments est significative (chauffage, climatisation, éclairage ou matériel informatique…). Ainsi, au global, le bâtiment (résidentiel ou tertiaire) représente près de 44% de la consommation d’électricité en France, loin devant le transport (32%), l’industrie (21%) et l’agriculture (3%). L’efficacité énergétique des bâtiments est donc un enjeu clé. Surtout quand on sait que l’impact de la météo est une donnée extrêmement importante sur la variation de la consommation électrique. 1 °C de moins en hiver équivaut à 2 300 MW consommés en plus en France et 5 000 MW sur toute l’Europe ! L’Hexagone à lui seul représente près de la moitié de la consommation d’électricité européenne liée aux températures, on dit que la France est thermo sensible. 
 
Ainsi, la puissance nécessaire pour couvrir la consommation maximale sur le territoire français a augmenté de 33% en dix ans. Pour faire face aux périodes de pointe hivernale nous devons favoriser la flexibilité électrique. La continuité et la qualité de l’alimentation électrique sont essentielles à la compétitivité de l’économie française. Une coupure d’alimentation, même de très courte durée, peut compromettre le bon déroulement de l’activité des grandes installations industrielles qui sont directement raccordées à notre réseau, comme les entreprises ferroviaires ou les acteurs de la chimie, de la sidérurgie, du secteur automobile, ou de la papeterie.
 

Les points essentiels

  1. 1

    La consommation française d’électricité tend à se stabiliser depuis quelques années (475,4 TWh en 2015)

  2. 2

    La France est particulièrement sensible aux variations de températures

  3. 3

    L’impact du ralentissement de l’économie se ressent directement sur la consommation électrique

Points clés

  • Consommation d'électricité journalière type en France

Schéma

Evolution du découpage sectoriel sur la consommation corrigée de la France continentale de l'année 2012

Découvrez nos autres sites

Info Travaux

Les Smartgrids

Répondre aux enjeux de demain