Biodiversité : découvrez nos actions locales

Partout en France, des actions concrètes pour la biodiversité

Pour comprendre

Près de chez vous, vous avez peut-être observé des chevaux pâturer sous les lignes à haute ou très haute tension ou aperçu des ruches installées près d’un poste électrique. Rien d’étonnant à cela : depuis quelques années, nous multiplions les actions partout en France, pour expérimenter des aménagements et des modes de gestion de la biodiversité innovants.

L’objectif : faire des emprises de nos lignes électriques de véritables corridors de biodiversité, respectueux de la végétation, des habitats et des espèces. Sur le terrain, nous travaillons en lien étroit avec de nombreux acteurs du territoire: conservatoires d’espaces naturels régionaux, acteurs du monde rural, associations de protection de la nature, scientifiques… Tour d’horizon de quelques projets emblématiques.

Des abris pour les faucons, les lapins ou les cigogneaux

En juin 2014, nous avons installé 15 nichoirs sur les pylônes électriques du massif de l’Arbois, dans les Bouches-du-Rhône. Leur rôle ? Accueillir de jeunes couples de faucons crécerellette à leur retour de migration, en mars. Cet oiseau est une espèce considérée comme vulnérable, car elle est exposée à un risque d’extinction en France. Au sommet des pylônes, les œufs et les oisillons sont à l’abri des prédateurs.

Dans l’Allier, nous avons créé des habitats pour les lapins de garenne au pied des pylônes. Cette action fait partie d’un programme mené avec la Fédération des Chasseurs de ce département pour développer la biodiversité. Il inclut également l’ensemencement de graminées et de céréales, ainsi que l’entretien de la diversité de la flore sur plusieurs espaces sous les lignes.

Autre exemple : en 2014 un couple de cigognes est venu nicher en haut d’un de nos pylônes en vallée de Seine. Aussitôt, ornithologues et experts RTE se sont réunis pour réaliser une opération de baguage des 3 cigogneaux. Les données ainsi obtenues seront utilisées dans le cadre d’un programme de recherche scientifique sur les populations de cigognes. Une solution de nid artificiel est par ailleurs envisagée pour pérenniser leur habitat sur ce pylône.

Un entretien 100% naturel sous les lignes

Entretenir la végétation sous les lignes électriques est indispensable pour éviter les courts-circuits et assurer la sécurité d’alimentation électrique. Quand c’est possible, nous évitons le débroussaillage mécanique intensif en ayant recours à un moyen totalement naturel comme par exemple le pâturage sous les lignes électriques.

Ainsi, au sein du poste électrique haute tension d’Étupes (Doubs), une vingtaine de moutons et un lama font office de tondeuse. De mi-avril à fin octobre, ils disposent ainsi d’une pâture d’environ un hectare. Auparavant, les surfaces enherbées étaient entretenues par un fauchage mécanique régulier, complété d’un apport de désherbant chimique en bordure de parcelle.

Toujours dans le Doubs, ce sont 9 chevaux polonais qui paissent sous une ligne, dans une zone forestière située à 850 m d’altitude. Ce projet s’inscrit dans un programme européen nommé «Life Biodiversité» que nous menons conjointement avec notre homologue belge, le gestionnaire de réseau, Elia.

Dans le Sud-Est, 40 chèvres alpines débroussaillent la végétation sous la ligne à 63 000 volts entre Gap et Saint-Maurice (Hautes-Alpes).

Faire fructifier une flore très riche

Les botanistes du Muséum national d’histoire naturelle ont réalisé un inventaire sous les lignes électriques à haute tension d’Île-de-France. Leur constat est clair : les espaces naturels y sont variés et riches (mares, prairies, lisières…), avec une grande diversité végétale.

Pour préserver et développer cette richesse au pied de notre réseau, nous prenons de nombreuses initiatives. Sur les rives de l’Allier, nous avons par exemple planté 3 000 arbustes en partenariat avec le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne. Surplombé par deux lignes électriques à 63 000 volts, cet espace naturel classé Natura 2000 de trois hectares est très sensible. Cet aménagement écologique favorisera le développement de la faune et de la flore locales et limitera l’entretien de la végétation.

En Seine-et-Marne, des cultures de maïs, sorgho, sarrasin, millet, trèfle ou encore luzerne ont été mises en place sous une ligne de 63 000 volts, en forêt de Chalmaison. C’est l’association de chasse de Chalmaison qui a réalisé les plantations, avec le soutien de la Fédération des Chasseurs de Seine-et-Marne et l’accord des propriétaires. L’entretien de cet espace n’utilisant pas de traitement chimique, des plantes sauvages s’y sont spontanément installées. L’ensemble bénéficie à tout un cortège d’espèces animales, qui s’y reposent ou s’y déplacent pour rejoindre la forêt ou la mare à proximité.

Dans l’agglomération de Reims, nous mettons à contribution les abeilles, chaînon essentiel de la biodiversité grâce à leur activité de pollinisation des plantes à fleurs. Huit ruches sont ainsi installées sous la ligne électrique à 225 000 volts qui traverse la commune de Bezannes. Pour ce projet, RTE a signé une convention avec Reims Métropole et le syndicat professionnel La Champagne Apicole. 

Vidéo

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